Pour les opérateurs
Un seul serveur. Un seul programme à installer. Pas de pile à assembler.
Vous administrez des serveurs de messagerie. Voici la fiche technique : ce qui est livré, comment il signale ses pannes au lieu de les taire, et la voie de migration depuis ce que vous utilisez aujourd’hui. En dessous de cinq utilisateurs, pour votre propre usage, c’est gratuit : la suite entière, pas une édition bridée.
Le public le plus réceptif : vous avez déjà franchi le pas
Vous venez de Stalwart ? Commencez ici.
Si vous administrez Stalwart, vous êtes notre voisin le plus proche : un autre serveur mail JMAP-natif, lui aussi en Rust, en un seul binaire. Voici ce qui se transpose, ce que vous gagnez, et comment la bascule se passe concrètement. Les outils de migration en ligne de commande existent déjà : oximail migrate --from-dump et --from-jmap, construits précisément pour ce passage.
- Ce qui se transpose : comptes, boîtes, dossiers et marqueurs de messages, migrés par phases et validés avec vos vrais clients de messagerie avant la bascule.
- Ce que vous gagnez : les fonctions de collaboration que cette page entière décrit (agenda, contacts, tâches, fichiers, notes, messagerie instantanée), pour lesquelles Stalwart lui-même ne fournit aucun client.
- Concrètement :
oximail migrate --from-dumplit un export Stalwart directement ;--from-jmaprécupère en direct depuis une instance en fonctionnement, domaine par domaine.
Depuis tout autre serveur de mail ou de fichiers que vous administrez aujourd’hui.
- Depuis Microsoft 365 ou Google WorkspaceLes deux migrent depuis l’export que le fournisseur produit lui-même. Une archive Google Takeout est lue en une seule passe par
--from-google-takeout: mail, contacts, agendas et tâches ensemble. La console d’administration Microsoft 365 exporte une boîte au format.pst, convertie avecreadpstet lue par--from-mbox; les contacts et les agendas suivent par leurs exports.vcfet.ics. - Depuis ZimbraAbandonnez la pile JVM. Import des boîtes, avec correspondance des dossiers et des marqueurs.
- Depuis Postfix + DovecotLe duo auto-hébergé le plus classique. Postfix ne conserve aucune donnée de boîte : la migration lit directement Dovecot en IMAP, comme n’importe quelle autre source IMAP.
- Depuis un IMAP génériqueToute source RFC 3501 : Courier, Cyrus, un hébergement infogéré que vous quittez.
- Depuis un serveur de fichiers Samba ou UCSUne passe de copie séparée avec
robocopy, dossier par dossier, reportée sur les dossiers d’équipe avec les mêmes droits. Votre contrôleur de domaine actuel reste en place : OxiMail remplace le serveur de fichiers, pas l’ouverture de session.
Ce que vous recevez vraiment
Un vrai serveur de messagerie et de collaboration. Pas une démo, pas un produit d’appel.
Tout ce qui suit fonctionne dans le binaire unique. Le client web et l’agent de synchronisation sont livrés avec.
- MailJMAP Mail (RFC 8621) et IMAP4rev2 sur TLS. SMTP entrant et sortant. Filtrage Sieve côté serveur avec un interpréteur écrit de A à Z, géré via ManageSieve.
- Agenda, contacts, tâchesJMAP Agenda, Contacts (RFC 9610) et Tâches, avec CalDAV et CardDAV pour les clients historiques (Thunderbird, Apple Mail, eM Client). Import et export ICS.
- Fichiers et partageUne arborescence de fichiers avec historique de versions, corbeille, et des liens de partage que votre serveur émet et peut révoquer. Partagés avec un collègue ou un groupe, ou montés comme disque réseau au bureau.
- NotesDes blocs-notes, des pages et des étiquettes pour ce qui n’est pas une tâche : le compte rendu d’un appel, une idée, les points vus en réunion. Une page renvoie vers un message, un contact, un rendez-vous ou un fichier, se retrouve par la recherche plein texte, et un bloc-notes se partage comme un agenda, en lecture, en écriture ou en administration.
- Conversations et appelsSalons, sondages, accusés de lecture et brouillons qui vous suivent d’un appareil à l’autre. Appels vidéo jusqu’à trois participants, avec partage d’écran, salle d’attente et un lien qui permet à une personne sans compte de se joindre à l’appel.
- Boîtes partagées et adresses d’équipeUne équipe reçoit sa propre adresse et sa propre boîte, activées depuis le client et visibles aussi dans les clients IMAP. L’accès délégué au courrier d’autrui laisse une trace, et le départ d’un collaborateur tient en une commande.
- Filtrage du spam intégréUn filtrage par score en trois étapes : les contrôles réseau (SPF, DKIM, DMARC, ARC, DNSBL), puis l’analyse du contenu, puis la classification bayésienne par organisation et l’inspection des URL. L’hameçonnage est noté à part de la publicité, et un message qui se réclame d’une banque sans rien qui lui appartienne est intercepté. Pas de rspamd, pas de SpamAssassin, aucune clé d’API tierce.
- Serveur mail et relais en unEnvoyez par n’importe quel relais dès le premier jour quand votre adresse IP est neuve ou que le port 25 est bloqué, puis passez en direct. Ou faites de la machine le smarthost d’autres serveurs et de vos outils d’emailing : des domaines prouvés par le DNS, une montée en volume progressive par expéditeur, le courrier de vos équipes toujours avant les campagnes, et le courrier relayé effacé une fois remis.
- Disque chiffré, vérifié + passkeysLe chiffrement au repos est celui de votre disque : l’installateur mesure le volume de données et refuse un volume en clair sans votre accord explicite. Les secrets restent sous une hiérarchie de clés par organisation qui ne quitte jamais votre infrastructure. Authentification par passkey résistante à l’hameçonnage via WebAuthn. Échange de clés post-quantique sur chaque port TLS.
- Journal d’audit et journal des accèsUn journal d’audit chaîné par hachage, à altération détectable, que vous vérifiez et attestez en ligne de commande, plus un journal facultatif de qui a accédé aux données de qui. Un séquestre légal gèle le courrier d’un compte contre toute destruction, et la procédure d’effacement RGPD laisse une preuve.
- Prise en charge des protocoles historiquesTraduction IMAP, CalDAV et CardDAV pour que vos clients bureau et mobiles se connectent sans changement pendant que vous passez à JMAP à votre rythme.
- Intégrité sans perte silencieuseAucun message abandonné en silence, aucune erreur masquée. Tout message accepté avec un 250 est distribué ou mis en quarantaine, jamais vers /dev/null. Une écriture que le serveur ne comprend pas est refusée explicitement, avec son motif, jamais acquittée par un faux « enregistré ».
Comment il fonctionne
Un binaire. SQLite. Jusqu’à environ 2000 comptes.
OxiMail s’appuie sur SQLite et a été validé autour de 2000 comptes par instance, très au-delà de ce qu’exige un déploiement à cinq utilisateurs, et de quoi servir une coopérative, une association ou une petite institution le jour où vous dépassez la gratuité. Installez-le sur un hôte Debian, faites pointer votre DNS, et vous disposez d’un serveur de messagerie et de collaboration complet en un seul processus, une seule configuration, une seule authentification. Pas de JVM, pas d’orchestration, aucun spécialiste d’astreinte pour maintenir en état une pile de six services.
# Debian 13, 2 Go de mémoire, un domaine et une IP publique
# un binaire, un fichier de configuration, un service systemd
# ni Postfix, ni Dovecot, ni serveur web à côté La documentation d’administration couvre toutes les étapes : prérequis, ports, premier démarrage, DNS et DKIM, TLS, migration depuis votre serveur actuel. Les paquets prêts à installer arriveront avec la publication du code source ; d’ici là, dites-le-nous et nous vous fournissons une version.
La licence, en clair
Fair source : gratuit sous le seuil, payant au-dessus, et AGPL pour tout le monde au bout de quatre ans.
- Administrer OxiMail pour votre propre organisation, cinq utilisateurs ou moins : gratuit, la suite entière.
- Au-delà de cinq, ou en l’administrant pour un tiers : une licence payante, dès la première boîte.
- Chaque version devient AGPL-3.0-or-later quatre ans après sa sortie, automatiquement : une limite que nous imposons à nos propres tarifs.
Voir ce que contient l’édition gratuite et ce qui est payant →
La documentation est publique dès aujourd’hui. Le code source sera publié lors de la sortie publique.
La documentation d’administration et de développement est complète et en ligne : prérequis, ports, DNS et DKIM, TLS, migration, les extensions JMAP. Lisez-la et jugez la conception par vous-même. Le code du serveur est publié à la sortie publique, sous la licence décrite plus haut.